Vacances horlogères
Avant la crise des années 30, certains collaborateurs de l’horlogerie, au bénéfice d’une ancienneté suffisante (12 ans pour être payé à 100% !), pouvaient bénéficier de quelques jours de vacances. Ce système a été supprimé avec la crise.
Le droit aux vacances horlogères est revendiqué dès 1937 par les syndicats. Dans la 1ère convention, les employeurs acceptent d’accorder 6 jours chômés (la semaine était encore de 6 jours) et entièrement payés par les employeurs. L’avancée était de taille.
Démocratisation des loisirs
Dès l’entre-deux-guerres, les ouvriers commencent à quitter leur domicile et à partir en villégiature dans les stations de montagne, lacustres ou parfois balnéaires. La démocratisation des loisirs en plein air participe à cet engouement.
Dans les années 60, de plus en plus d’ouvriers possèdent leur propre voiture favorisant les départs en vacances. Dans les villes horlogères de l’arc jurassien, les rues sont presque désertes durant les vacances horlogères. Les activités tournent au ralenti.
En 2012, les travailleurs des industries horlogère et microtechnique bénéficient de 5 semaines de vacances et 9 jours fériés.
Temps de travail
Au 19ème siècle, lorsque démarre la révolution industrielle, la durée du travail n’est pas réglementée. Certains doivent travailler 14 heures par jour, voire plus. En 1877, la 1ère loi sur les fabriques limite à 11 heures la journée de travail pour protéger la santé des travailleurs. Seul le dimanche étant chômé, la semaine de travail est donc de 66 heures.
Sortie d'usine dans les années 50. L'horaire libre n'existe pas et la semaine est encoe de 44 heures. |
Santé des travailleurs en question
Au cours du 20e siècle, l’augmentation de la richesse nationale et l’amélioration des moyens de production vont permettre de mieux tenir compte de la santé des travailleurs et de leur sécurité au travail. La durée hebdomadaire de travail s’abaisse. En 1937, les partenaires sociaux dans la branche horlogère conviennent d’un taux horaire de 48 heures par semaine.
Dans les années 80, une automatisation croissante a permis de compenser la réduction du temps de travail. |
La réduction du temps de travail implique un ajustement dans les entreprises. Pour maintenir les volumes de production, il faut soit augmenter les cadences par une mécanisation accrue, soit engager du personnel supplémentaire. En conséquence, la diminution du temps de travail de 48 heures à 44 heures par semaine est planifiée sur plusieurs années (1957-1963). Cet échelonnement est d’autant plus nécessaire que l’industrie horlogère adopte progressivement la semaine de 5 jours, laissant le samedi matin libre à ses ouvriers.
Depuis 1988, la CCT dans les industries horlogère et microtechnique fixe la durée du travail à 40 heures par semaine, soit 5 heures de moins que le maximum légal.






